Design

Le «Design Thinking», une culture au cœur de la créativité

Design thinking Lubie

Qu’est-ce que la créativité? Voilà une grande question qui susciterait sans doute autant de réponses différentes que le nombre d’individus à qui elle serait posée. Du latin classique creare « faire naître », la créativité est étroitement liée au domaine de l’imaginaire, ce qui renforce son caractère abstrait et sa conception plutôt ambigüe dans la société. À la croisée des multiples processus de création, il existe toutefois certaines façons de créer, certains procédés distincts qui délimitent la nature même de la créativité.

Le « Design Thinking » est une culture qui a vu le jour dans les années 80. Son origine a pris racine dans les recherches de Robert McKim qui ont été poursuivies par Rolf Faste.  Sur le seuil du nouveau millénaire, l’ingénieur David Kelley et le designer Tim Brown à la tête de l’agence de créativité Ideo font la promotion du « Design Thinking » en pleine effervescence. Les fondements de cette approche peuvent se définir de plusieurs façons, mais ce qui est au cœur de ce concept où la créativité bat son plein, c’est le caractère innovant qui cherche à créer des produits en développant un marché qui offre une expérience unique où la satisfaction de l’utilisateur prime. Tim Brown définit le « Design Thinking » comme une discipline qui valorise la sensibilité et la méthodologie du designer pour accorder les besoins des gens avec ce que la technologie rend possible et ce qu’une stratégie business viable peut transformer en valeur cliente et en opportunité de marché.

Ce processus de création accorde une place importante au design qui ne représente plus seulement une phase de développement de projet parmi une série d’autres. Le « Design Thinking » implique une démarche s’accomplissant au-delà de la pensée analytique. Cette approche rompt avec le processus de création évoluant de façon linéaire et met l’accent sur la valeur du travail d’équipe qui permet de combiner les meilleures ressources à l’intérieur d’un seul environnement.

Le design ouvre désormais de larges horizons en termes d’innovations. Il a la force de donner vie à une combinaison de produits, de services, d’espaces et d’informations. Le meilleur exemple de cette approche innovante se trouve au fond de votre poche… Le téléphone intelligent reflète très bien le caractère innovant du « Design Thinking ». Est-ce une coïncidence si 50% des adultes aux États-Unis, et 36% au Québec possèdent un téléphone intelligent ou une tablette? Ce type de produit mise grandement sur la qualité esthétique et fonctionnelle pour que l’utilisateur vive une expérience singulière. Selon Rolf Faste, le « Design Thinking » se réaliserait en 7 étapes, voire en 7 actions majeures : définir, rechercher, « idéater », « prototyper », sélectionner, implémenter et apprendre. Tim Brown, quant à lui, identifie 3 étapes : l’inspiration, l’idéation et l’implémentation. D’un côté comme de l’autre, la problématique est le point de départ du « Design Thinking ». À partir d’un problème réel, des priorités sont établies et des mesures sont déterminées afin de proposer des solutions. L’identification des besoins est essentielle pour permettre ensuite de générer, développer et tester des idées pour en arriver à une mise en marché idéale. Tous azimuts, la finalité du « Design Thinking » est manifestement de développer un marché complet plutôt que de créer un simple produit, mais croyez-vous que cette façon innovante de créer a sa place dans tous les types d’industrie? De quelle(s) façon(s) est-ce possible d’appliquer le « Design Thinking » dans ses fonctions de tous les jours?