Réseaux sociaux

Facebook : plusieurs innovations, vers une seule mission

Fidèle à lui-même, le fondateur de Facebook, Marc Zuckerberg a récemment tenu une séance de questions/réponses lui permettant de prendre connaissance des multiples préoccupations, interrogations et souhaits provenant de la communauté. Si plusieurs projets prennent forme et que maintes idées de grandeur y sont soulevées, M. Zuckerberg ne manque pas de rappeler que ces innovations contribuent toutes à la mission de Facebook, soit de rendre notre monde plus ouvert et connecté.

L’arrivée d’un bouton « je n’aime pas »

En début de conférence, Mark Zuckerberg tempère la rumeur concernant l’implantation d’un bouton « je n’aime pas », laquelle a littéralement enflammé les médias sociaux au cours des derniers jours. D’abord, notons qu’il y aura bel et bien un nouveau bouton sur Facebook. Cependant, un bémol y est aussitôt apporté : l’objectif n’est pas ici de manifester simplement son désaccord entraînant humiliation et intimidation. Comme le mentionne M. Zuckerberg, cela ne concorderait pas avec la mission de Facebook. Son fondateur défend plutôt ce besoin manifesté par la communauté pour exprimer de l’empathie et du soutien. Par exemple, si un évènement triste ou bien tragique est partagé sur Facebook, les utilisateurs auront dorénavant la possibilité de témoigner qu’ils supportent cette douleur et qu’ils compatissent avec les principaux concernés. Évidemment, M. Zuckerberg concède qu’il est assez complexe d’y donner la direction espérée et assure que son équipe y travaille assidument. Ces derniers souhaitent ainsi offrir quelque chose qui représente les intérêts manifestés de tout un chacun.

L’apprentissage personnalisé, le nouveau paradigme éducationnel?

Lorsqu’il est question de l’enseignement, M. Zuckerberg est formel quant au potentiel incroyable que détient sa plateforme. En effet, celui-ci explique que Facebook a le pouvoir et le devoir d’accompagner les individus dans leurs apprentissages et d’offrir une éducation diversifiée et surtout qui se veut égale aux étudiants de partout dans le monde. À ce sujet, Facebook vient d’ailleurs d’annoncer un programme présentant un nouveau paradigme axé sur l’apprentissage personnalisé. L’idée défendue est que les étudiants apprennent de manières différentes et donc, qu’ils devraient pouvoir bénéficier des outils et méthodes d’enseignement répondant à leurs propres besoins, que ce soit par l’entremise d’un enseignement traditionnel, soit par la consultation de vidéos, soit par la suggestion de lectures ou encore soit par une éducation sous forme de jeux. Ainsi, Facebook veut être en mesure d’adapter cette expérience misant avant tout sur l’empowerment. Des logiciels sont donc construits et expérimentés afin que les écoles puissent bénéficier sous peu de ce type d’expérience et à leur tour, encourager ce type d’éducation.

L’ère de la réalité virtuelle?

De par les propos du fondateur de Facebook, l’on sent que nous entrons dans l’ère de la réalité virtuelle, celle où nous ferons véritablement partie de l’expérience. Convaincu que cette réalité virtuelle sera le format d’expression qui succèdera à la photo et à la vidéo, Marc Zuckerberg dévoile avec optimisme que des projets prennent forme actuellement. Entre autres, mentionnons le développement d’une nouvelle application de réalité virtuelle pour téléphones intelligents. Sans entrer dans les détails, nous comprenons qu’il s’agit d’une application permettant la lecture de vidéos « sphériques », laquelle permettra aux utilisateurs de modifier l’angle de vision en manipulant l’appareil téléphonique. M. Zuckerberg ajoute que grâce à la réalité virtuelle, son équipe a le projet ambitieux d’expérimenter des choses actuellement possibles dans notre monde, mais également certaines relevant d’univers mystérieux ou encore inatteignables (une simulation sous l’eau, dans l’espace, etc.) « Ce sera un futur très excitant! », se réjouit le fondateur de Facebook.

L’intelligence artificielle, vers le bien ou le mal?

Dans la foulée de questions, certaines s’intéressent particulièrement à la vision de Marc Zuckerberg quant à l’intelligence artificielle (AI), cette discipline scientifique recherchant des méthodes de création ou de simulation de l’intelligence. En réponse aux plus sceptiques, celui-ci s’empressera de justifier sa position : « Je suis particulièrement optimiste à propos de la nature humaine et nos capacités à utiliser ces technologies pour faire le bien. » Pour Marc Zuckerberg, toutes les technologies détiennent évidemment la possibilité de faire le mal, mais également le bien. Selon lui, ce type de technologie nous permettra de faire une grande différence dans l’avenir. Que ce soit pour être en mesure de mieux diagnostiquer et traiter des gens, ou encore soit d’entrevoir une possibilité de diminuer le nombre de cas d’accidents de voiture, les opportunités sont infinies. Enfin, il ajoute qu’il croit dangereux de se montrer trop négatif en ce qui concerne l’intelligence artificielle. Le développement de cette technologie sera d’une aide précieuse pour les générations futures.

Un milliard d’utilisateurs… et après?

Facebook a récemment relevé un grand exploit : cette plateforme est utilisée, aujourd’hui, par un milliard de personnes par jour. À ce sujet, Marc Zuckerberg se montre très fier, mais reste humble, portant toujours son attention vers l’avenir. Ce dernier dit se préoccuper constamment des problèmes futurs à régler, des nouvelles opportunités et ne cesse de se demander si le nécessaire est fait compte tenu des ressources et capacités de son équipe. Son ambition se traduit comme telle : « Lorsqu’on atteint un milliard de personnes, certainement, je suis d’abord heureux, mais ensuite je me dis : OK. Il nous reste six milliards de personnes à rejoindre. Notre mission n’est pas terminée.»

Clin d’œil à la petite Zuckerberg

On ne pourrait passer sous silence la grande nouvelle : Mark Zuckerberg sera prochainement papa et les utilisateurs Facebook se réjouissent de cette nouvelle. En réponse à la question « Qu’espères-tu de notre monde pour ta fille? » Celui-ci souhaite, entre autres, que cette petite puisse vivre dans un monde plus connecté, un monde plus juste, un monde sans souffrances, sans maladies. Il ajoute : « Cela va probablement prendre un moment pour y arriver, mais je crois que si l’on travaille fort, tous ensemble, on peut y arriver. »